On gagne pas à tous les coups…

Comme beaucoup de restaurateurs, j’aime bien les stylos assez complexe à restaurer. Ça n’a pas besoin d’être un stylo avec un système de remplissage compliqué d’ailleurs. Un stylo à levier est « facile ». Rajoutez une section collé au shellac et on augmente le niveau. un petit crack mal placé sur le capuchon et on change encore de catégorie…

On apprend souvent pas mal de chose en restaurant ces stylos mais parfois on aime bien se faire un « facile », pour changer un peu. Par contre je m’attendais pas du tout à ce que ce soit le stylo avec le système de remplissage le plus simple au monde qui me donne une telle leçon!

Je m’étais donc acheté un Mabie Todd « Swan » 2500, un eyedropper. plus simple on fait pas. Voila à quoi ressemblait le stylo à son arrivée:

C’était à l’époque ou je me méfiais pas encore (assez) de l’ébonite. Le stylo est décoloré, mais bon ça peut se renoircir. Suffit de bien nettoyer toute l’encre, tremper le stylo dans la javel et le tour est joué… Sauf que l’ébonite est un matériau imprévisible, pour certaines suffit d’un simple contact avec de l’eau pour qu’elles verdissent… J’ai appris depuis à m’en méfier!

quoi qu’il en soit, pour ce stylo la javel ne marchais pas. Ou plutôt mal. En fait je me suis rendu compte que c’est surtout la préparation de la surface qui joue beaucoup sur le résultat final. Sauf que comme le stylo avait trop vu la javel, la surface était devenu très rugueuse. L’ébonite était noire comme voulu, mais le stylo « ruiné ».

Je l’ai donc gardé pendant un bon bout de temps juste en face de moi quand je suis assis à mon atelier. Comme un « souvenir » des erreurs à pas faire. J’ai depuis mis le doigt sur la bonne méthode pour que la javel puisse agir de façon optimale. Et un jour j’ai décidé de m’occuper du Swan qui me narguais. Au pire j’effacerais les impressions sur le stylo. Résultat?

Le voici:
Hebergeur d'image

Les impression sont toujours là mais sont moins visibles qu’avant (stylo noir brillant + lumière artificielle, pas une bonne combinaison…). L’ebonite se polie assez bien contrairement à ce que je croyais. Ce stylo reste d’ailleurs le seul que j’ai ainsi poli à l’heure actuelle.

Victoire?

Non. Un petit rien à complétement gâché le tableau. Ça:
hostingpics.net

Le capuchon est percé juste sur le haut. Et le capuchon interne aux abonnés absents… C’était pas visible à l’origine, le trou était bouché et ressemblait à un choc sur le stylo. A cause de ça le stylo sèche assez rapidement car il n’est pas bouché hermétiquement (ce n’est donc pas un « safety pen » selon la dénomination de Mabie Todd).

Donc j’ai un joli stylo en ébonite bien noire mais que je ne peux pas utiliser. La leçon est retenue: un simple « simple » n’est pas un stylo « facile ».

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3 réflexions au sujet de « On gagne pas à tous les coups… »

  1. Timanu

    Petite astuce lue dans un vieux mode d’utilisation de stylo. Afin d’éviter que la plume ne sèche ou que le stylo fuit par le trou de ventilation du capuchon il suffit de boucher l’orifice avec un peu de cire de bougie.

    Répondre
    1. spgg917 Auteur de l’article

      oui j’avais vu ça sur une notice de Waterman (?). Le trou au bout du capuchon n’est pas d’origine, le capuchon est percé à cet endroit. Il manque aussi le capuchon interne… Quand je serais un peu plus équipé je referais un capuchon interne pour le stylo qui bouchera en même temps le trou et permettra d’enfin finir la restauration!

      Répondre

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