Archives mensuelles : février 2015

Be Valiant and you will Triumph!

J’ai finalement décidé de m’attaquer à ces plumes Triumph de vac-fill après avoir mis au point ma technique pour refaire les packing units sur des Balances. Ces derniers ne posent pas de problèmes car la section se dévisse sans problème, c’est comme les vacumatic: on chauffe un peu et ça vient facilement. Les plumes Triumph pas vraiment…

La plume et le conduit sont contenus dans un collier qui est vissé dans la section. Sheaffer collait le bloc plume dans la section avec un adhésif qui ramolli entre 150 et 160°F. Le celluloid de la section commence à ramollir à… 165°F. Désastre en perspective? Non, avec les bon outils tout se passe bien, et à 154°F (soit 68°C):
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Le conduit a un peu tourné lors de l’opération mais est ensuite assez facilement revenu dans l’alignement de la plume. Oui c’est un Triumph Valiant et cela explique le titre!

Entretien et réglage d’un piston de TWSBI et Pelikan

Les mécanismes de piston des TWSBI et Pelikan sont fiables et nécessitent assez peu d’entretien. Toutefois ils peuvent devenir durs à force de les utiliser et dans ce cas il faut extraire le mécanisme du piston pour lubrifier le joint. Ce tutoriel va montrer comment, mais aussi comment régler le piston de manière optimale.
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Drôle de plastique…

Après quelques stylos « clients », je me suis remis à travailler sur quelques stylos pour moi avec entre autres un Parker « 51 » vacumatic. Les suspicions de « frankenpen » se sont révélés justes, après démontage et nettoyage il est certains que les coloris du corps et du capot ne sont pas les mêmes: le corps est « cordovan brown » alors que le capot est « burgundy », ce dernier étant un coloris d’aerometric. C’est confirmé par le collecteur qui est un de « 51 » aerometric ainsi que la plume qui date de 1951 (les vacumatic ont cessés d’être produit en 1948…).

Outre ce détail ennuyeux, un autre était bien plus intéressant. L’une des étapes la plus délicate dans la restauration des vacumatics n’est pas de retirer la pompe mais de retirer la bille du diaphragme. Celle-ci est dans la « cup » au bout de la tige et bien évidemment la diamètre de la bille est plus grand que celui du trou. Beaucoup retirent les billes en plantant une aiguille chauffé au rouge dans la bille qui sont souvent en celluloïd. La méthode adéquate consiste à utiliser un « dremel » pour détruire la bille ou la percer avec une fraise, la retirer ensuite est sans risque pour la « cup ». Il y aura toujours des personnes qui diront qu’elles utilisent une aiguille et que cela marche très bien, FPN est rempli de fils sur ce sujet…

J’avoue mes deux premières billes ont été retirées avec une aiguille. Depuis je suis passé au Dremel et j’en suis bien content, c’est la méthode parfaite. Surtout quand on tombe sur ça:Hebergeur d'image

Ça va être difficile de planter une aiguille dans une bille faite en aluminium! Honnêtement je ne savais même pas que cela existait, je savais juste que parfois elle pouvait être en ébonite. Ah les frankenpen, toujours pleins de surprises!

Le clip qui tourne…

Autant j’aime bien restaurer des Sheaffer avec leurs système de remplissage assez compliqué autant je déteste leurs capuchons. Avec le clip fixe ça complique la vie pour le polissage, on passe autant de temps qu’a polir le corps simplement parce que le clip est toujours dans le passage! Les Parker sont bien plus sympa de ce coté, le clip se retire facilement (sans compter que les « 51 », vacumatics et autre duofolds sont tout aussi intéressants à restaurer). Le problème est que parfois la vis qui maintient le clip se dévisse et le clip peut tourner autour de son l’axe en laissant un marque circulaire typique sur le capuchon, en particulier sur les « 51 »…

D’autres stylos qui présentent parfois ce problème sont les Esterbrook J « transtionnal » (1944-1948). Contrairement au Parker, le jewel est vissé dans une rondelle indépendante à la fois du capuchon interne et du capuchon lui même. Donc si le Jewel se dévisse, le clip peut tourner sans qu’il soit possible de le revisser sans démonter le capuchon. C’était le cas sur le patient du jour, le clip qui tourne… Il est toutefois parfois possible de revisser le jewel sans démonter la capuchon. Pas sur celui là, perdu!

Aller on démonte la capuchon:
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Les capuchons internes des Esterbrook se retirent relativement facilement, pas un problème en soit. Mais pas vraiment la procédure habituelle non plus. D’un autre coté le polissage va être bien plus facile maintenant et celui-ci en a grand besoin!