Sheaffer Snorkel Autograph

Selon Sheaffer pour autographer un document il faut un stylo spécifique, un « Sheaffer’s for your autograph ». Me voila donc équippé!
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Les premiers Sheaffer’s Autograph sont apparus en 1931 même si des stylos de configuration identique existaient bien avant, on en retrouve jusqu’en 1917. Il serait donc plus précis de dire que les Autograph ont été nommés ainsi à partir de 1931. L’idée derrière ces stylos est d’avoir un capuchon avec une bande en or massif sur laquelle est gravée la signature du propriétaire du stylo. L’addition de la signature sur le capuchon empêche le vol ou la perte du stylo selon la première publicité pour ces stylos!

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Les modèles Autograph seront présents dans les différentes gammes de stylos de Sheaffer, depuis les Balances jusqu’au PFM. L’apparition des celluloids striés en 1936 correspond aussi à la fin des Autograph dans un autre coloris que le noir mais en contre-partie les Autograph sont disponibles en plusieurs modèles, comme par exemple le Lady Autograph. L’arrivé des Touchdown en 1949 voit aussi l’apparition d’un modèle intermédiaire entre l’Autograph et le Valiant, le bien nommé Signature. Ces deux modèles seront repris pour les Snorkel, l’Autograph sera alors vendu au prix de 25,00$:
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C’est donc ce modèle qui est présenté aujourd’hui, le Snorkel Autograph. En noir bien sur!

Fermé le stylo mesure 14.2cm:
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et 12.4cm ouvert:
hostingpics.netpour info il mesure 16.2cm posté mais je ne poste pas le capuchon quand je signe (ni quand j’écris d’ailleurs…)

Le système de remplissage Snorkel sorti:
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L’inscription sur le stylo est partiellement effacée, le stylo ayant été pas mal utilisé dans sa vie précédente. Ont peut tout de même voir que le stylo est une production australienne:
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C’est le capuchon qui caractérise un Autograph, le reste du stylo est commun à tous les modèles en plastiques avec une plume Triumph deux tons:
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La bande en or est particulièrement large, 19/32″. On s’en rend compte facilement quand le capuchon est placé à coté d’un de Signature/Valiant/Statesman (bande de 3/8″ doublé or, 14K massif sans lignes dans le cas du signature) et de Saratoga/Admiral/Special (bande de 1/4″ doublé or):
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La bande est en or massif 14K, il y a le marquage dessus. Cela permet de graver la signature du propriétaire assez profondément dedans pour qu’elle ne soit pas effaçable, chose impossible avec une bande en doublé or.
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Le clip est aussi en or massif 14K contrairement au signature qui a un clip doublé or:
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La bande de ce stylo est vierge de toute signature contrairement à la grande majorité des Autograph. Le procédé était simple pour la gravure: une fois le stylo acheté, il suffisait de remplir une carte spéciale avec trois exemples de sa signature, indiquer la plus belle des trois et renvoyer le tout à Sheaffer. A l’usine, un graveur (ou une graveuse, le Sheaffer’s Review de 1953 présente Judith Ann Williams comme celle qui réalisait ces gravures à l’époque) ciselait votre signature sur la bande. L’imitation de signature est un peu limite légalement parlant mais bon, le client est roi!

La plume est une « 5 », Triumph deux ton en or 14K. Elle est « made in USA » ce qui rend le stylo un peu frankepen-esque…
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En vue de coté on peut bien voir le « up-tuned » façon Waverley des pointes pour obtenir une écriture douce. Le snorkel sert de référence pour l’axe du stylo:
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En s’approchant un peu on peut se rendre compte que les pointes sont bien usées… Il reste un peu d’iridium mais pas grand chose:
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Au dessous le conduit abrite le snorkel, celui-ci épouse la forme de l’orifice ou il est placé. Malgré tout mes efforts les taches bleues ne sont pas parties du conduit…
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A l’écriture déception… C’est une F! J’aurais préféré une B ou stub pour signer mais bon on va faire avec. Avec l’usure des pointes c’est toujours un peu la loterie, soit on a le même positionnement des pointes sur le papier que l’ancien propriétaire et ça fonctionne ou alors cela ne marche pas. Il est toujours possible de retailler les pointes dans ce dernier cas mais avec le peu d’iridium restant cela n’est pas vraiment réalisable…

Et bien cette plume est juste parfaite! Le débit est généreux mais sans excès et elle glisse sur le papier sans trop d’efforts. Elle reste un peu accrocheuse mais c’est un détail qui me dérange pas, au contraire. Il suffit de la faire survoler le papier et c’est oublié, le débit permet cela. L’usure des pointes a pour effet de rajouter un petit peu de caractère à l’écriture, ce qui est sympa. Aucune flexibilité, celle-ci ne fait pas partie des rares plumes Triumph flex. Pas grave, cela ne m’importe que peu (bien au contraire):
hostingpics.netPour avoir bien évidemment essayé, elle signe parfaitement!

Voila pour ce Snorkel « for my Autograph »!!!

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