Il ne faut pas se fier aux apparences…

Ceci est une plume faite de la façon la plus économique qui soit. C’est aussi une très bonne plume!

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A première vue on se dit que c’est juste une autre des ces plumes anciennes en acier et sans matériau dur soudé au bout des pointes, sans grand intérêt. C’est exact, elle dormait au fond de ma boite de plumes de rechange car « qui voudrait d’une plume comme ça? »! Puis est arrivé le petit stylo sans marque en galalithe trouvé dans un vide grenier. Si le stylo était (et est toujours!) assez sympa, sa plume d’origine avait vu des jours meilleurs:
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Si le conduit n’avait que peu souffert des dommages de l’encre, la plume était irrémédiablement abimée par contre. Cette dernière n’était d’ailleurs pas la plume d’origine, le section et le conduit étant fait pour une plume beaucoup moins large. Et comme cette petite plume acier était parfaite pour cette section elle a donc trouvé refuge dans celle-ci pour reprendre du service. Oh surprise elle est très bien à l’usage!

Il s’agit effectivement d’une plume sans « iridiums », le bout des pointes étant formé par emboutissage:
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C’est ce que l’on appelle une plume « cuillère », un zoom sur la photo du dessus permet de bien voir la forme:
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En plus de ce procédé, il existe aussi les plumes pour lesquelles les pointes sont faites en recourbant le bout des point en dessous des becs, les plumes « papillon » ou cette fois le bout des becs est vrillé pour former les pointes (la forme d’origine des pointes ressemble à un papillon, d’où le nom) et celles ou il n’y a simplement pas de pointes à proprement parler et on écrit avec le bout des becs.

De dessous, le dos de la cuillère forme donc la partie en contact avec le papier:
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de plus près:
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On remarquera le conduit de forme très dissymétrique, assez typique de ces stylos économiques de l’époque!

Après quelques ajustement car d’origine la plume arrachait un peu le papier et avait zéro débit, elle s’avère être doté d’une certaine flexibilité. La forme des becs en était un bon indice, mais il fallait le confirmer sur le papier! Sans appuyer elle donne un trait de 0.20mm avec un retour de sensation assez important mais normal pour une taille aussi fine. Sans trop forcer car une plume acier ne pardonne pas si on va trop loin, il est possible d’arriver avoir un trait 4.5 fois plus large avec une fermeture des becs une fois la flexion finie très rapide. Un petit exemple d’écriture avec le stylo ou elle réside maintenant:
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Certes on est assez loin des performance de plume en or flexibles. Mais pour une plume formée d’un seul coup à la presse, c’est plus que remarquable!

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2 réflexions au sujet de « Il ne faut pas se fier aux apparences… »

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