Archives pour la catégorie capuchon

Le clip qui tourne…

Autant j’aime bien restaurer des Sheaffer avec leurs système de remplissage assez compliqué autant je déteste leurs capuchons. Avec le clip fixe ça complique la vie pour le polissage, on passe autant de temps qu’a polir le corps simplement parce que le clip est toujours dans le passage! Les Parker sont bien plus sympa de ce coté, le clip se retire facilement (sans compter que les « 51 », vacumatics et autre duofolds sont tout aussi intéressants à restaurer). Le problème est que parfois la vis qui maintient le clip se dévisse et le clip peut tourner autour de son l’axe en laissant un marque circulaire typique sur le capuchon, en particulier sur les « 51 »…

D’autres stylos qui présentent parfois ce problème sont les Esterbrook J « transtionnal » (1944-1948). Contrairement au Parker, le jewel est vissé dans une rondelle indépendante à la fois du capuchon interne et du capuchon lui même. Donc si le Jewel se dévisse, le clip peut tourner sans qu’il soit possible de le revisser sans démonter le capuchon. C’était le cas sur le patient du jour, le clip qui tourne… Il est toutefois parfois possible de revisser le jewel sans démonter la capuchon. Pas sur celui là, perdu!

Aller on démonte la capuchon:
Hebergeur d'image

Les capuchons internes des Esterbrook se retirent relativement facilement, pas un problème en soit. Mais pas vraiment la procédure habituelle non plus. D’un autre coté le polissage va être bien plus facile maintenant et celui-ci en a grand besoin!

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Carmine en stock

Parfois les petites découvertes sont les mieux cachées…

En nettoyant un capuchon un Sheaffer Touchdown le fond de celui-ci était suspect. Mou comme du caoutchouc. Après quelques péripéties le problème devenait plus clair: la pastille qui bloque l’accès au clip (ou plutôt protège le mécanisme du clip de l’encre) avait été collé au « rubber cement ». Suffira de nettoyer la pastille et la recoller.
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La pastille s’est révélée bien plus intéressante que prévue. C’est pas une simple pastille de plastique banale. En la plaçant devant un lampe laisse apercevoir une transparence, dans un motif un peu comme les vacumatic « golden web »:
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C’est la tranche de la pastille qui révèle le secret:
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C’est du celluloïd « carmine red » des Balances et Triumph! Donc en 1949, soit deux ans après la transition du celluloïd au « forticel », Sheaffer avait toujours du celluloïd en stock et l’utilisait là ou ça se voyait pas! J’avais pas encore vu ça sur des Sheaffer, juste des capuchons internes de Parker « 51 » fait en celluloïd de Vacumatic. « Rien ne se perd, tout se recycle pour faire des capuchons », ça doit être ça l’idée!